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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 11:02
Nouveau : Version remaniée, revue et corrigée de : "Gaspard, un gars un peu à part" et de  "Du Temps où mon JE était un IL perdu" (voir ci-dessous)
Published by Renaud V. - dans E-Book
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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 21:24

Que j'admire ces joyaux gais lurons drôles en foire,

Tissés bon pied bonheur à la belle saison,

Printemps ou bien été pour qui la joie d'avoir

Est l'inique raison

 

 

Qu'ils offrent à leurs envieux troués d'admiration.

 

 

Que j'abhorre ces noueux gris larrons tristes à voir,

Hissés comme par erreur à la morne saison,

Automne ou bien hiver qui ont en eux la peur,

La tristesse ou la haine comme complications

 

 

Qu'ils affligent à leurs proches, perlés d'indignation.

 

 

Les pieds gelés en deux dans des demains d'hivers,

Au passé très lassé d'un futur où il pleut,

Dans des désirs bourbeux de roses pas trémières

Ils sont si mal heureux et ils n’ont plus d’Hier...

 

 

Que j'aimerais,

Moi qui suis né peu fier dans cette morte saison,

Voir se briser la glace et cesser illico

Ces pourquoi, ces comment,

Qui flinguent ma raison, et mon cœur et mon corps,

De mon fiel hélico,

Je vois :

 

Ma Terre, défaitiste

Conscience, maquillée de coupures

Et coutures vilaines,

Des courbures de mon âme abîmer mes Passions !

Et mes pensées ravies dans le Trou Noir des cons,

Et des détresses avides de vieilles oraisons,

Cachées en à valoir sous de piètres cachets,

Cachetons achetés, détachés avalés

Vampires des sens sans sens

Et des joies-illusions,

Sans Début et sans Fin et sans Destin au fond,

Hormis ces lourds remords qui s'en viennent ou s'en vont

 

 

M'éloignant un peu plus chaque amour

De mes alter egos

Aux mornes et mortes normes les normaux

Qui râlent pourtant et dévalent à foison,

Les plaisirs vallonnés dans leur belle maison !

 

 

Et moi, moi, moi,

Dans mes je d'artifices,

M'évadant sans fusion de la

Vraie vie des âmes,

Poussé vers des trous peaux avides de mère présente,

Des Trous que toujours boucherai, toujours je cacherai,

De mes grosses mains molles de gros pépère en glaise,

Cachottant en cachette

Sans con, sans fesses et sans machin,

Ces cachets bons mâchés pour bien me faire taire...

 

 

A moins que Toi, toi, toi,

Et ta peau lisse d'en faire

Toujours trop, dirigeant tes gens à ton aise,

En désarmant leur sens, leurs pensées et leurs armes,

Dès lors petits agneaux soumis,

Peaux molles et sans façon,

A moins que Toi, toi seule, en brave jument altière,

Parvienne à déplier mon bon plaisir que Diable !

(Au corps t'en souviens-tu ?)

 

 

Moi qui me cachait tant dans mon cageot noirci,

Jetterai mes cachets qui ne pansent à rien,

Et dépensent sans faim le peu d'or qu'il me reste...

 

 

Oui j'envie tes mains noires pleines d’engins sensés…

Et désire tes manoirs tout pleins d'anges insensés …

Ta raison en meulière si bien aménagée,

Qu'on doit y être à l'aise, qu'on doit y bien loger.

 

 

Me permettent de plaindre et de dépeindre un peu

Ces gens propres sur eux,

Qui à l'intérieur d'eux-même jamais ne descendront, et

En moutons tranquilles paisibles périront

Soudés à leur famille et leurs coquins de pairs,

Loin des lointains malheurs, dans leur maison de verre.

 

 

Et enfin que je hais cette envie trop truquée,

D'avoir cru si longtemps

Devoir paraître un autre de tel que je suis né,

 

 

Car ces autres qui m’ont hanté,

Ces si peu différents jamais, jamais vraiment,

Je ne les connaîtrai !

 

 

R. Valère

Published by Renaud VALERE
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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 16:42

 

J’écris

 

 

Dans mon atelier de poète

Je recueille dans ma tête

Dix bouquets de fleurettes

Pour mieux me rappeler

 

A mon bon souvenir.

 

Car j’écris, oui, j’écris

 

Sans créer guerre, j’écris,

Vu que je ne sais pas comment dire

Vis-à-vis de tout ce

Que je n’ai pas su crier

Naguère ou jadis, Jadis oui,

Tous ces jadis profondément

Enfouis sous ma dure-mère,

Aux racines surchauffées par ces faux fous d’Enfer,

Ces Jadis, tous ces trous bien enfouis pour mieux me protéger

De mon épique et pathétique manque d’esprit d’équipe !

 

J’écris, oui, j’écris.

Car l’écriture, je la voue, là, voilà,

 

Tout comme je te vois là, amie,

Lisant ma prose éthique, assise et à voix lisse.

 

Pour résister à ce tout autre moi,

Cet inconscient tout adoubé d'émois

Avec trous ses tours de malice

Et ses affreux sévices.

 

J’écris, oui, j’écris.

Car l’écriture, je la voue, là, voilà,

 

Pour repousser l'oubli,

Démasquer les vrais fraiseurs de Troubles,

De la personne alitée,

Et faire enrager ces voleurs de désirs,

Dérouter de leurs foudres à coups de pieds aux

Q.I.

Ces violeurs innocents sous leur bonne conscience…

 

Pour que le cri silencieux des morts, égarés

Sur la page, éloigne un temps soit peu d’une pensée éclair

L’angoisse qui m’assaille et me fait divaguer

Comme le feu fait fuir le félin fou de chair !

 

J’écris, oui, j’écris.

Car l’écriture, je la voue, là, voilà,

 

Pour revigorer ma flamme qui me maintient debout

Et me fait vaciller entre ciel et boue.

 

Pour me jouer des phrases, j’écris des mots et des voyelles,

Ou d’iniques et éhontés concepts qui,

Bienheureux et simplets, confinent à la débilité !

 

Qu’Ils aillent mourir en pets.

 

J’écris :

Mets de l’huile sur le je,

Et du mâle soin doux

Et de cœur, et d’esprit.

  

Je trie, avec de la matière grise comme du béton

La mécanique étriquée des explications linéaires

Préfabriquées

Avec des vieux noms usés et de vilains noms propres,

Des compliments d’objet directs, des objectifs substantifiés,

Et tout Pleins d’imparfaits déduits du subjectif.

 

Dans les tours de contes drôles, aussi,

Sur les plages du débâclement, aussi, j’écris ton nom :

Liber T.

 

Laissant saigner ma trace dans le séant salaud

Mais salutaire du sens…

 

J’écris, comme un escargot ou comme un pied

C’est au choix, prenez celui qui vous plaira

 

Petit à petit, pas à pas.

 

Sur le seuil de ma maison durement gagnée

Sur le deuil de ma déraison doucement perdue

J’écris aussi.

 

J’écris tôt sur un écriteau.

Sinon, tard sur une écritoire.

 

J’écris pour vous… vous mouvoir, vous émouvoir.

Voire vous voir mourir de rire,

Qui sait, 

Qui a son nez ?

 

J’écris pour rire de pleurer,

Ou pour pleurer de rire.

 

En fête, et pour tout dire, j’écris pour ne rien dire

Juste quand ça me chante.

 

Je crois même être assez lunatique

Pour pouvoir affirmer, sans peur de trop me tramper,

Que de tous mes savoir-faire,

L’écrire est bien l’unique…

 

Alors voilà

Si vous m’adoptiez tel,

Tel que je suis las, et tel

Que je fuis là,

Semant mes vers de Terre aux fous venant

Des quatre vents du globe,

Je m’adapterais tel,

Tel, Guillaume, vous vous souvenez ?

Qui n’est pas mort en pomme 

 

Et je le jure sur ce que j’ai de plus cher,

Prendrai moins de cachets

Et coûterai de l’or,

Moins cher à la Société !

 

                                                   Renaud Valère

 

12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 16:38

 

 

 

 Les angoissés

 

 

 

Est-ce la peur de vivre et de mourir qui pousse ainsi certains hommes à cheminer vers la Philosophie et les grands espaces spirituels où l'on peut chevaucher le Mystère à souhait sans craindre rien ni personne d'autre que soi-même ?

 

       Est-ce l'angoisse existentielle ? Qui aiguise mon âme comme la meule moule la lame. Mais qui seule me meut. Que serais-je sans toi, angoisse existentielle qui vint à ma rencontre, que serais-je sans toi qu'un imbécile heureux ?

 

       Heureusement, tu es là, pour faire de moi un esprit chagriné. Qui ne croit plus en rien (poil au rein ?). Ne s'attachant à aucune valeur, comme un pauvre diable qui croyait croire à toutes ces choses, et qui s'aperçoit, sauvé par le gong de la lucidité, qu'il n'y croit pas réellement. Ces choses, voiture, téléphone portable, lave-vaisselle-lave-linge-barbecue-canapé-en-cuir-cuisine-amovible, portail automatique de caractère, chose pliante, store enrouleur, sont en réalité des leurres, au même titre que la morale, la religion ou la politique.

 

       Ou plutôt non, ce ne sont pas des leurres, toutes ces choses sont véritablement adorables. Le leurre, c'est la publicité beurrée tout autour, qui donne la nausée à celui ne pouvant pas la regarder parce qu'il est empêtré dans son angoisse existentielle, parfois jusqu'au coup de grâce, sans pouvoir s'en sortir, se posant contre son gré des tas de questions sur le sens de la vie et l'utilité réelle de toutes ces choses sans doute finalement inutiles qu'il voit à la télévision, entre deux coupures, et qu'il adorerait en fin de compte posséder, mais ne le peut pas, car il est tout simplement improductif, obsolète, qui plus est chômeur. 

 

Ne pouvant plus agir efficacement sur les choses et les êtres qui l'entourent afin de satisfaire les lois de la nature qui le pousse implacablement au maintien de son homéostasie légitime, il n'a que cette angoisse existentielle pour le rattacher à la vie, lui donner une identité parmi les hommes.

 

Le malheureux a trop de cartes dans son je, trop de sens, de facettes. Il est trop humain, trop peut-être-il-faut-voir-je-pense-que-je-vais-y-réfléchir-si-vous-m'en-donnez-le-temps.

 

Pas assez oui-tout-de-suite. Trop étranger déjà à l'Homo-Automaticus, annonçant depuis quelques décennies avec une arrogance toute technocratique l'avènement hypothétique d'un Age Numérique composé exclusivement de 0 sans visage et de 1 sans profil, qui espérons-le, sera étouffé dans le 9 avant l'an d'Emile XX.

 

Tant il est vrai que le juste milieu, l'intelligence, l'approche artisanale, sont désormais autant de vices de procédure non conformes aux standards préconisés par les plus grandes marques de lave-cervelle, qui ne peuvent pas se permettre d'introduire au sein de leurs unités de reproduction de tels éléments aléatoires, sources de dysfonctionnement et de discordances contraires aux Lois du Marché, et très peu solubles dans l'Esprit de la Direction des Relations Zumaines qui veut avant toute chose que les exécutants exécutent comme Marc et Ting, en se posant uniquement des questions relatives à la productivité de leur entité de reproduction, afin que les Clients Rois puissent commander tout ce qu'il leur fait plaisir, directement sur Internet, se débarrassant par la même occasion de leurs mauvaises pensées métaphysiques dépassant de leurs têtes, qu'ils refilent en douce aux angoissés existentiels. Probablement par téléantipathie, ou par un phénomène de transmission extra sensorielle inconnu de nos jours et de nos nuits. D'où cette multiplication d'angoissés existant en ciel, la tête dans les nuages, les neurones perdus dans des rêveries extralucides insondables, si inertes en société, si imperméables aux discours bienveillants ou moralisateurs des gens normaux responsables, qu'ils se demandent à quoi riment leurs peurs bleues éclairant l'inconnu comme des gyrophares dans l'ennui.

 

 

Jil

4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 16:44

Le sens de la vie

 

 

 

Le sens a-t-il une vie ?

 

Il s’est trompé, vous dites-vous, c’est dans l’autre sens qu’il faut poser la question :

la vie a-t-elle un sens ? C’est ce que l’on se demande fréquemment.

 

La vie a-t-elle un sens ? Qu’est-ce que j’en sais ? Qui croyez-vous que je sois pour répondre à une question pareille ? Un vendeur représentant placier de Dieu ? Je n’en sais rien si la vie à un sens. D’ailleurs, quel intérêt cela a-t-il de se poser ce genre de question, puisque de toute manière, mis à part quelques illuminés, Abraham, Jésus, Mohamed, Bouddha  (j’ai la liste), personne n’en a jamais rien su, et personne n’en saura jamais rien.

 

Mettez donc la question dans l’autre sens, comme ça, pour voir. Allez ! Essayez ! Pour me faire plaisir ! Un peu de courage ! Pourquoi n’osez-vous pas ? Personne vous regarde, allez-y, là, maintenant ! Pourquoi non ? Bon, alors je vais le faire pour vous : le sens a-t-il une vie ? Là.

 

Vous voyez, ce n’était pas compliqué. Je n’en suis pas mort.

Cela ne veut rien dire, certes, mais c’est plus joli non ?

 

Vous ne trouvez pas. Vous estimez que c’est plus absurde dans ce sens que dans l’autre. C’est que vous n’avez aucune imagination. Un lecteur qui me suit dans mon entreprise de déréglementation du sens, pense que ma question est intéressante, qu’il ne l’avait jamais vue sous cet angle, que j’ai du courage et bien du mérite à la poser en ces termes, et que, à bien l’observer, elle a un petit culot, à l’arrière, qui s’adapte parfaitement bien à sa manière d’éclaircir les zones d’ombres.

 

Le Sens a-t-il une vie donc ? Avec un S majuscule comme Sophie M.

 

La signification (supposée) des choses et des phénomènes aurait-elle une existence propre, réelle, autonome, dans le temps et dans l’espace, ou bien ne serait-elle que le fruit de notre imagination ?

 

   - Incroyable cette question ! Tellement énervante dans l’autre sens, mais nue sous cette angle, avec   ce nouvel éclairage révolutionnaire, quelle beauté, quelle ouverture, quelle délivrance !

   - Mets ta physique, on part vers l’au-delà, les étoiles, le Big-Bang !

   - Prend tout de même des mathématiques, on ne sait jamais, il risque de faire froid !

   - D’accord, je les prend toutes, comme ça, on sera bien ouvert. 

 

Mais laissons pour le moment cet os à ronger à ces métaphysiciens de l’Absurde, et profitons de cette éclaircie passagère pour nous reposer quelques instants sur le sens de la vie. Il n’y a pas trop de monde par les temps qui courent, on pourra se garer sans problème.

 

 

 

La vie a-t-elle un sens ?

 

Ou encore : quel sens aurait la vie si elle en avait un ?

 

Ou mieux : quel sens aurait-elle la vie si elle n’en avait qu’un ?

 

Ou mieux encore : quel sens aurait-elle la vie si elle n’en avait qu’un et seulement qu’un ?

 

Le sens de la vie ne serait-il pas d’en avoir plusieurs ?

Chacun d’entre nous n’a-t-il pas son propre sens de la vie ? Est-il plus sensé qu’un autre ?

S’il l’est moins, faut-il le censurer ?  S’il l’est plus, est-il nécessaire de l’imposer aux autres ?

N’est-ce pas suffisant ?

 

Mais d’abord, à quoi sert le sens de la vie ?

 

En plus de nos sens de tous les jours, le toucher, l’ouïe, l’odorat, la vue et le goût, nous serions également affublé du fameux sixième sens de la vie. Un sens tournant dans le sens des aiguilles d’une montre. Tantôt il est midi, il fait beau, la vie est faite pour être heureux sans se poser de questions. Le sens de la vie est au repos. Tantôt il est minuit, il fait noir, la vie est faite pour se poser des questions et avoir un sens que l’on cherche désespérément jusqu’au lendemain matin. Le sens de la vie est en marche.

 

On se réveille avec une crise de foi et un rhume de cerveau parce que l’on n’a pas fermé l’œil de l’ennui à cause d’une panne des sens.

 

Un seul sens fonctionnait : le sens de la vie. Il a passé toute la nuit à se chercher. Les autres sens étaient tous interdits, et pas contents du tout, car ils n’avaient plus aucun sens. Ce qui donnait d’autant plus de sens au sens de la vie, qui continuait à chercher et à chercher en tournant en rond comme un chien court après sa queue pour la mordre. Car le chien possède lui aussi ce sixième sens, ce que beaucoup de gens ignorent. D’ailleurs, le sens a une vie de chien (ce qui, entre parenthèses, répond en partie à la question posée au début de cette dissertation (qui, entre parenthèses, n’est pas une dissertation, (entre parenthèses, on se demande un peu ce que c’est))).

 

Pour conclure, résumons-nous. Pour que le sens de la vie ait un sens et tourne correctement, il faut impérativement comme condition préalable, nécessaire et suffisante, que le toucher touche, que l’ouïe oit, que l’odorat adorât, que le goût goûte, ou que la vue voit. Alors la vie vit, et le sens de la vie peut chercher à savoir pourquoi donc, mais pourquoi donc ? S’il a cinq minutes, il pourrait peut-être aussi m’aider à terminer mon texte. Enfin, je ne voudrais pas non plus qu’il se sente obligé. Je vais essayer de le joindre sur mon portable. Allô ma vie ?! Oui, c’est moi, ça va ? ça va, enfin on fait aller quoi...oui...oui...hum...oui...hum...non pourquoi ? NON ???!... Ah, d’accord ! Dis voir, tu peux me passer le sens de ma vie, s’il te plaît merci ? (Silence) Hum ! Ah, d’accord ! Allez, à la prochaine ! Hein ?! Oui,  oui, on se rappelle ! Alors voilà, on me dit que ça sonne occupé.

 

 

Jil

Présentation

  • : Renaud Valère
  • Renaud Valère
  • : Récit de vie (troublée). Autofiction. Poésie romancée. Humour tragico-comique. Des réflexions poético philosophiques et pincées d'humour. Des jeux de mots dans des aphorismes, des affairismes simplistes dans des "je de maux" compliqués, pour faire surgir le réel de sous les mots... Gaspard, un gars un peu à part. Du Temps où mon je était un il perdu. Tranches de vide ou le Roman de JIL... Borderline / Etat limite, etc., etc., etc.
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